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- Le magazine sportif nord-américain - |
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Cycliste. Né le 18 Septembre 1971. Plano (Texas), États-Unis. 5 pieds 10 pouces (1m 77) et 165 livres (75 kg). Famille Parents : Linda Mooneyham et Edward Gunderson. Beau-père : Terry Armstrong. Ex-épouse : Kristin Richard. Enfants : Luke David et les jumelles Isabelle et Grace, tous nés de l'union avec Kristin. |
Lance Armstrong Le miraculé sur deux roues Greg Kieller (7 juillet 2005) Le miraculé Avec un cœur phénoménal, une volonté de fer et des ambitions monumentales, il a redéfini l'excellence dans le cyclisme. L'ascension rapide Le jeune Armstrong s'intéressait à plusieurs sports. Il a commencé par la natation où son endurance innée ressortait déjà. Puisque sa mère ne pouvait plus le conduire à la piscine, Lance s'y rendait à vélo. Il effectuait régulièrement un trajet de 30 kilomètres. Cette activité l'a mené au triathlon. De fil en aiguille, il est devenu à 16 ans un triathlète professionnel ! Bien que ses habilités aquatiques et terrestres ne faisaient aucun doute, sa force résidait dans le vélo. Il a choisi éventuellement le cyclisme ou si l'on veut le cyclisme l'a choisi. À sa dernière année de l'école secondaire, il faisait parti de l'équipe olympique américaine de développement. En sacrifiant pour quelques temps ses études, il s'est qualifié en 1990 pour les mondiaux juniors où il a récolté une 11e place avec le meilleur temps pour un Américain depuis 1976. Ses premiers succès sont arrivés en 1991 en devenant le champion amateur des États-Unis et en remportant une victoire à la course Settimana Bergamasca. Sa carrière amateure a pris fin en 1992 aux Jeux olympiques de Barcelone avec une décevante 14e place alors que certains lui donnaient rien de moins que l'or.
Le pattern récurrent En 1993, il a remporté dix victoires dont une victoire d'étape au Tour de France, un championnat du monde et un championnat professionnel américain. Il a gagné également les courses Thrift Drug Classic, Kmart West Virginia Classic et CoreStates US Pro National Championship. Cette triple couronne venait avec un boni d'un million de dollars. Semble-t-il qu'Armstrong a empoché 25 000 $ après la redistribution avec ses coéquipiers et le personnel de soutien. Au championnat du monde, il a chuté à deux reprises, mais il a quand même réussi à brûler le redoutable Miguel Indurain et les autres lors de l'avant-dernière montée. De ce fait, il a prouvé son statut de professionnel établi. À 21 ans, il a signé un contrat de 642 000 $ par année et il est devenu le leader de l'équipe Motorola devant les vétérans Phil Anderson et Steve Bauer.
L'année 94 a été dure pour lui avec une seule victoire, la Thrift Drug Classic. En 1995, il a réussi à s'imposer sur le tour DuPont, le plus important du circuit américain. Plus tard durant l'année, Armstrong a gagné la classique de San Sebastian, la même qui a failli mettre un terme à sa carrière.
Le cru 1996 a été en dent de scie pour Armstrong. Il a abandonné au Tour de France puis a récolté une 6e et une 12e place aux Jeux olympiques d'Atlanta. Toutefois, il a réussi à remporter la Flèche Wallone (une première pour un Américain) sans oublier sa seconde victoire au Tour DuPont. Il est devenu le premier à le gagner deux fois de suite. Dans les manchettes, Armstrong était surnommé le « DuPont Dominator ». Avec ces bons résultats, il a monté au classement mondial jusqu'à la 7e place. Par le fait même, il a signé un contrat lucratif avec Cofidis pour un salaire annuel de 600 000 $.
La plus exigeante étape de sa vie Éventuellement, Armstrong s'est remis complètement de la maladie et il a recommencé à s'entraîner. Un autre coup dur l'attend, il est libéré sans façon de l'équipe Cofidis.
Sans perdre de temps, il s'est joint en 1998 aux rangs de la US Postal Service pour un plus modeste 200 000 $. Encore une fois, il a été confronté à l'idée de tout arrêter après une course catastrophique, celle de Paris-Nice, qu'il a abandonnée. Ce résultat s'explique par son retour précipité. Suite à cela, il est parti en retraite en Caroline du Nord où il a rejoint son ami et mentor, Chris Carmichael. Tout en refaisant sa confiance, il est remonté sur son vélo, mais cette fois sans chercher à performer. Armstrong y a constaté une chose : il aime vraiment le cyclisme. Pour sa fondation, il a gagné une course à Austin, sa ville d'adoption. Il a confirmé son retour aux yeux du monde avec de bons résultats au Tour d'Espagne et au championnat du monde.
L'appropriation du Tour de France Il a répété son exploit en 2000 en battant son compétiteur naturel Jan Ullrich, le germanique et gagnant du Tour en 1997. L'écart avec son plus proche rival était de 6 minutes et 2 secondes. Avec cette victoire, il a fait taire les détracteurs qui rouspétaient que le Tour 99 a été gagné contre des demi-portions.
Il a continué à livrer de superbes performances de 2001 à 2004 avec des écarts se réduisant jusqu'à un mince 1 minute 1 seconde. Lors d'une étape du Tour 2003, Armstrong a crashé à deux reprises. Il est remonté coup sur coup sur son vélo. Dès qu'il a rejoint Ullrich et les autres concurrents du peloton des leaders, il a déclenché une formidable attaque qui l'a mené à la victoire et qui a démontré sa volonté sans pareil. Avec une telle attitude, il est devenu en 2004 le premier sextuple champion de la Grande Boucle avec une victoire décisive de plus de 6 minutes d'avance sur son plus proche rival. Comme Dali et ses montres fondantes, Armstrong est un surréaliste.
Les forces d'Armstrong Il ne faut pas négliger sa condition physique pour expliquer ses succès. Edward Coyle, superviseur du laboratoire sur les performances humaines de l'université du Texas, estime que la fréquence génétique d'avoir un seuil de tolérance à la fatigue équivalent à celui d'Armstrong est d'un millionième. Il évalue aussi qu'Armstrong génère quatre fois moins d'acide lactique que la moyenne des cyclistes d'élites. Abasourdissant !
Il serait possible de décliner de nombreuses raisons expliquant le phénomène Armstrong. Chris Carmichael l'explique plutôt par son instinct de prédateur. Lance est connu pour faire des attaques très agressives en montée afin de supplanter ses adversaires. Quand il déclenche une attaque explosive, l'effet de surprise peut s'avérer dévastateur.
Sa cadence très élevée à 120 révolutions par minute sur le plat le distingue aussi des autres compétiteurs. La différence est nette durant les montées. L'avantage de son style lui a permis de réagir rapidement aux attaques et d'amorcer des accélérations brusques que peu peuvent égaler.
Dans l'adversité, Armstrong triomphe En avril 2005, le roi du Tour a annoncé qu'après celui de 2005, il tirera sa révérence. Son héritage sportif et humain est immense. On est en droit de se demander s'il faut renommer le Tour de France en Tour de Lance, car il s'est donné principalement pour le Tour tout en l'incarnant. Pourtant, sa véritable course aura été celle de la vie contre le cancer.
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Tour de France - 11 participations. - 7 victoires consécutives de 1999 à 2005. - 24 victoires d'étapes. - Maillot jaune pendant 83 jours. Autres victoires importantes - Clasica San Sebastian : 1995. - Dauphiné Libéré : 2 fois; 2002 et 2003. - Flèche Wallonne : 1996. - Tour DuPont : 2 fois; 1995 et 1996. Autres faits marquants - Athlète de l'année selon Sports Illustrated : 2002. - Athlète masculin de l'année selon Associated Press : 3 fois; 2002 à 2004. - Meilleur athlète masculin selon ESPN : 2 fois; 2003 et 2004. |
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Équipes - Équipe nationale américaine : 1991 et 1992. - Subaru-Montgomery : 1991. - Motorola : 1992 à 1996. - Cofidis : 1997. - US Postal Service : 1998 à 2004. - Discovery Channel : 2005. Record pour la vitesse moyenne lors d'un Tour de France (2005) : 41,65 km/h. Condition physique - Rythme cardiaque au repos : 32-34 battements par minute. - Rythme cardiaque durant un contre-la-montre : 188-192 battements par minute. Journée d'entraînement - 5 à 6 heures pour un total de 167 à 216 km. |
Lance Armstrong - Tour de France - Citations - Fiche Tour de France - Gagnants du Tour |
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