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Joueur de football. Né le 16 juillet 1968. Wichita (Kansas), Etats-Unis. 5 pieds 8 pouces (1m 52) et 203 livres (92 kg). Famille Parents : Shirley Ann et William Sanders. Épouse: Lauren Campbell. Deux enfants. |
Barry Sanders Le lion indomptable Jean Nicolas Aubé (20 septembre 2006) L’électrifiant Sublimement agile, il a surclassé les unités défensives de la NFL avec sa rapidité et ses feintes surréalistes. Malgré l’annonce surprise d’une retraite hâtive à la veille de la saison 1999, sa carrière de 10 ans est garnie d’accomplissements et de réussites que seul un joueur de grand calibre peut réaliser. Seul regret, il n’aura jamais gagner le Super Bowl.
L’homme derrière l’athlète Dès son entrée dans la ligue, Barry a créé un engouement immédiat pour le football en plus d’avoir un impact positif sur les performances de son équipe. Durant toute sa carrière, il a dégagé une image simple et honnête. L’image d’un travailleur qui ne se laissait abattre par aucun obstacle.
Le numéro 20 des Lions a soulevé les foules dans tous les stades de la ligue en faisant ce qu’il savait le mieux faire, dominer son sport et ses adversaires.
Une grande cuvée Le premier choix a été le quart-arrière Troy Aikman. Ce dernier a accumulé trois bagues du Super Bowl avec les Cowboys de Dallas dans les années 90 en plus d’être parmi les finalistes au Temple de la renommée en 2006. Barry Sanders a été repêché au troisième rang par les Lions de Détroit immédiatement après Tony Mandarich, un plaqueur recruté par Green Bay. L’organisation des Packers n’a jamais affirmé ouvertement regretter leur choix.
Nul besoin de spécifier que pour Détroit, Barry Sanders s’est avéré être le meilleur choix au repêchage de l’histoire de l’organisation.
Des débuts peu modestes Gagnant du trophée Heisman en 1988 lors de sa dernière saison universitaire à Oklahoma State, Sanders avait devant lui un avenir prometteur dans l’organisation des Lions de Détroit. Ayant établi près de 13 records de la NCAA, Sanders n’a pas mis trop de temps à s’adapter au rythme de la grande ligue.
Lors de son année recrue en 1989, Barry s’est rapidement prouvé être un engrenage indispensable au fonctionnement de l’attaque des Lions de Détroit. Rapide, imprévisible et pratiquement implacable, le jeune homme natif de Wichita au Kansas risquait de parcourir le terrain à chaque fois qu’il recevait le ballon. On le comparait à Eric Dickerson avec quelques livres en moins bien sûr.
Plus tard dans sa carrière, on l’a surnommé le « B-Train » en raison de sa puissance et de sa régularité. Il a transformé trop souvent une simple course en un gain monumental de plus de 50 verges. Alarmant pour les adversaires ! En fait, il était tout simplement surdoué.
Barry Sanders a fait son entrée chez les pros seulement trois jours après avoir signé son contrat avec les Lions. Il s’est imposé dès sa première présence sur la surface synthétique du Pontiac Dome de Détroit. Devant une foule totalement bouche-bée, sa première course chez les pros s’est transformée en un gain de 18 verges. Comme nous savons ce n’était là qu’un début !
Du haut de ses cinq pieds huit pouces, il a marqué, à sa première campagne, 14 touchés et a éclipsé le record du plus grand nombre de verges au sol de la franchise des Lions avec une marque de 1 470 verges. C’était dix verges de moins que le puissant Christian Okoye des Chiefs de Kansas City qui a été le leader de la ligue en 1989.
Avec de telles statistiques, Barry Sanders a été élu recrue de l’année et joueur le plus utile à son équipe à l’offensive en plus de se mériter un voyage au Pro Bowl (match des étoiles). Il a visité Honolulu à neuf reprises dans sa carrière.
Le premier sur toute la ligne Pour Sanders, dominer ne semblait pas suffire. Il se devait d’être le meilleur. Certains diront que ce n’était pas toujours facile pour lui avec l’équipe qui l’entourait. Malgré cet obstacle, il a été le premier à atteindre de nombreuses marques encore à ce jour insurpassées.
Le numéro 20 des Lions a été le premier joueur de l’histoire de la NFL à réussir dix saisons consécutives de plus de 1 000 verges au sol. Il est aussi le seul à avoir réussi l’exploit lors de ses dix premières saisons dans les rangs professionnels !
Autre record digne de mention, Barry Sanders est l’unique joueur à réaliser cinq saisons avec plus de 1 500 verges de gain en plus d’être le seul à réussir l’exploit consécutivement, soit de 1994 à 1998. Dans la même lignée, Sanders est encore à ce jour le seul joueur de l’histoire de la NFL à accumuler trois courses de plus de 80 verges menant à des touchés lors d’une même saison dont deux dans la même partie. Sept ans après sa retraite, sa série de 803 possessions consécutives (703 au sol et 100 réceptions) sans échapper le ballon n’a pas été battue.
Lors de sa prolifique saison 97, Barry Sanders a été le premier joueur de l’histoire à cumuler 14 matches consécutifs avec plus de 100 verges de gain au sol.
« Si on avait à le comparer à un artiste, il serait Picasso. Il était l’un des seuls athlètes à avoir la faculté de laisser les autres ébahis sur le terrain. » expliquait Marcus Allen, membre du Temple de la renommée du football au sujet du jeu époustouflant de Sanders.
Se retirant au sommet et dans la controverse la plus totale en 1999, Barry Sanders occupait alors la deuxième place parmi les meilleurs demis offensifs de tous les temps avec 15 269 verges de gain au sol. C’est 1 500 verges de moins que Walter Payton, ancien détenteur du record. Emmitt Smith est le nouveau leader dans ce domaine avec un impressionnant total de 18 335 verges.
La retraite surprise Des rumeurs couraient depuis un certain temps au sujet du joueur étoile des Lions, mais l’équipe l’attendait quand même à son camp d’entrainement pré-saison. Sanders ne s’est jamais présenté !
Le 28 juillet 1999, deux jours avant l’ouverture du camp, Sanders a annoncé sa retraite. La ville de Détroit fut prise au dépourvu par cette annonce. Leur vedette qui avait encore trois ou quatre bonnes saisons à offrir quittait l’équipe sans crier garde. Rien n’avait préparé les fans de Détroit à une telle annonce. « Mon désir de quitter le sport est tout simplement plus fort que mon désir d’y rester. » avait alors affirmé Sanders dans une courte intervention devant les médias.
En annonçant sa retraite avec encore quatre ans à son contrat, Barry Sanders a renoncé à tout près de 21 millions de dollars en salaire et bonus tout en mettant de coté plusieurs autres millions de dollars en commandites. La raison n’était donc pas l’argent.
Dès cette annonce, il fut étiqueté comme celui qui avait détruit la franchise des Lions, celui qui avait annihilé toutes les chances de l’équipe de remporter le championnat et le Super Bowl. Malgré cette nouvelle réputation, tous s’entendaient sur le fait qu’il était parmi le groupe des meilleurs joueurs de la ligue et qu’il était le plus électrisant demi-arrière ayant foulé les terrains de la NFL. Les supporters des Lions et du football en général ont été pris de court face à sa retraite. La surprise était si saisissante qu’elle a provoqué de la part des fans un éventail d’émotions à l’égard de Barry Sanders. Personne voulait le voir partir tellement il était sensationnel. Toutefois, le départ était bel et bien réel.
Cinq ans plus tard « J’ai attendu la veille du camp d’entrainement pour faire l’annonce de ma retraite parce que dans les jours précédents l’annonce de mon départ, je ne savais pas encore si je désirais continuer, si je voulais encore jouer au football. » ont été les premiers commentaires de Sanders en ce qui concerne son départ à la retraite. Les millions de fans à travers le monde attendait, depuis des années, cette explication.
« C’était une décision monumentale à prendre pour moi. À l’époque, je ne savais pas trop si je devais poursuivre en ce sens. Je sentais qu’il était temps pour moi de me retirer, mais j’étais incapable de me convaincre que c’était ce que je devais faire. Il m’a fallu plusieurs jours pour en arriver à une décision et plusieurs autres pour trouver comment j’allais en faire l’annonce. » a affirmé Barry Sanders lors du lancement du livre relatant sa carrière.
Répondant aux attaques de plusieurs fans de l’équipe, Sanders a insisté sur le fait qu’il avait pris la décision de mettre un terme à sa carrière dans le but de faire ce qui était le mieux pour lui et non avec l’objectif de nuire à l’équipe. « J’ai pris la décision pour moi et seulement pour moi. Je crois qu’en prenant un peu de recul sur la situation, j’avais besoin de me retrouver, de me mettre d’accord avec ce que je voulais et ce qui était bon pour moi. »
Levant ainsi le voile sur une partie du mystère qui enveloppait les raisons de sa retraite, Barry Sanders se sera finalement entretenu pendant près de 45 minutes avec les médias de Détroit.
Le demi-arrière électrifiant |
NFL - Meneur pour les verges accumulées : 4 fois; 1990, 1994, 1996 et 1997. - Meneur pour les touchés : 2 fois; 1990 et 1991. Autres faits importants - Joueur le plus utile dans la NFL selon AP : 1997. - Joueur offensif de l’année selon AP : 2 fois; 1994 et 1997. - Recrue offensive de l’année selon AP : 1989. - Trophée Bert Bell (meilleur joueur professionnel de l’année) : 2 fois; 1991 et 1997. - Trophée Heisman : 1988. |
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Position : demi-arrière. Équipe - Lions de Détroit. Points importants - 3e place pour le nombre de verges au sol en carrière : 15 269 verges. - 10 saisons avec 1 000 verges et plus au sol; 1989 à 1998. Faits remarquables - 2 053 verges au sol en 1997. - Son plus long touché par la course : 82 verges en 1997. - 99 touchés au sol en carrière. - 76 matches de 100 verges et plus. - Moyenne de 5 verges par course. |
Barry Sanders - Fiche - Fiche - Fiche - Temple de la renommée - Statistiques (match par match) |
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