|
- Le magazine sportif nord-américain - |
||||
|
Joueuse de tennis. Née le 14 août 1979. Montpellier, France. 5 pieds 7 pouces (1m 72) et 150 livres (68 kg). Aussi connu sous le nom de Séverine Beltrame. Famille Parents : Anne Marie Barry et Lucien Beltrame. Époux : Éric Brémond. |
3 janvier 2008 Entrevue avec Séverine Brémond Les sources de motivation Thomas Kieller L'entrevue a eu lieu le 30 octobre 2007 à 13h15 dans la salle de conférence de presse du tournoi de tennis Challenge Bell qui se tenait dans un des édifices de l’Université Laval à Québec, Canada.
Préambule - Séverine arrive dans la salle de conférence de presse d’un air fort détendu après avoir battue avec aisance l’une des favorites locales, la Canadienne Marie-Eve Pelletier, par le pointage de 6-2, 6-3.
2007, une année difficile Séverine Brémond : J’ai eu, au début de l’année 2007, des petits problèmes de santé. J’ai été embêtée par un virus pendant presque deux mois. J’ai eu du mal à m’en débarrasser ce qui fait que j’ai pris beaucoup de retard sur le plan physique et cela joue énormément sur les résultats parce que c’est pas facile après d’enchaîner les matchs. Et puis, il y a eu aussi des blessures. J’ai donc eu du mal à retrouver le rythme et la confiance que j’avais l’année dernière.
Thomas : Tu es donc insatisfaite de tes résultats en 2007 ?
Séverine : Oui, je suis forcément très déçue. Après la saison que j’ai faite en 2006, je m’attendais à autre chose pour 2007. Bon, l’année est maintenant presque terminée. J’essaie de la finir du mieux possible. Je me sens mieux. J’ai retrouvé un tout petit peu la forme. Je vais faire une bonne préparation et 2008 sera meilleure.
Les Grand Chelems Séverine (affirme sur un ton joyeux) : Oui, tout à fait. Wimbledon a été magique pour moi en 2006. Je suis passée par les qualifications et je suis arrivée en quart-de-finale. À ce moment-là, on oublie tous les efforts qu’on a faits et on se dit que cela en valait vraiment la peine. On est prêt encore et encore à mettre les efforts nécessaires pour revivre des moments comme celui-là.
J’essaie de faire de mon mieux pour que cela se passe bien en Grand Chelem, car c’est vrai que pour nous, joueuses de tennis, c’est l’objectif principal. Un bon résultat en Grand Chelem nous permet de faire évoluer notre classement assez rapidement et également financièrement. Je ne compte donc pas les efforts que je fais.
Thomas : Toujours Wimbledon 2006, tu as fais tomber une tête de série. Exit la 10e mondial ! Tu as envoyé Patty Schnyder voir le vestiaire prématurément. C’était bien. Est-ce que battre les meilleures joueuses au monde t’envoie le message que tu te surpasses dans ce que tu fais ?
Séverine : Quand on bat une tête de série comme Patty, une super championne qui a été dans le top 10, c’est vraiment une belle récompense. Lorsqu’on sort du terrain, on se sent vraiment plus fort mentalement et physiquement.
La pression Séverine : Jouer au tennis c’est que j’aime faire le plus, mais il en reste que c’est aussi mon métier. C’est ce qui me fait gagner ma vie. Donc, c’est certain, il y a une pression financière. Quand tu n’as pas de bons résultats, il n’y a pas de « prize money » important ce qui se traduit par plus de pression pour les tournois suivants. Avec un peu plus de pression, on joue un peu moins bien. C’est un petit cercle vicieux. Pour une joueuse de tennis, trop de stress ou trop de pression peut nous rendre moins performante sur le terrain parce qu’on joue contracté. Si je ne joue pas de manière détendue et relâchée, les résultats ne suivront pas. Il faut donc vraiment faire abstraction de tout ce stress. J’ai la chance que ma maman s’occupe pour moi de tout le côté financier. D’un autre côté, la pression (qu’elle soit financière ou non) est quand même une source de motivation très importante parce qu’elle nous pousse à être meilleure.
Thomas : Est-ce que garder le focus de tournoi en tournoi est un élément clé du succès chez les professionnelles ?
Séverine : Oui, la seule chose que je peux contrôler finalement c’est faire de mon mieux sur chaque match. Jouer à cent pour cent, m’entraîner à cent pour cent sans compter l’effort que je donne. Il suffit juste de tout donner à chaque match. La seule chose que je maîtrise vraiment c’est l’implication que je donne de moi-même. Et ensuite, il arrive ce qu’il arrive.
La Fed Cup, le plaisir et les objectifs pour 2008 Séverine : Une autre source de motivation pour moi, c’est la Fed Cup, c’est-à-dire jouer pour l’équipe de France. Représenter mon pays, c’est quelque chose qui me tient à coeur. Or, pour y arriver cela dépend forcément de mes résultats et de mon classement mondial. Ma motivation est donc un petit peu partagée entre mes résultats individuels et d’une certaine façon par mes résultats pour l’équipe de France.
Thomas : As-tu un profond sentiment de plaisir à jouer au tennis, c’est-à-dire d’être sur le court devant tous ses spectateurs à échanger avec une adversaire coup sur coup ?
Séverine : J’ai la chance d’avoir encore beaucoup de plaisir à jouer au tennis. En fait, cela ne fait pas longtemps que je suis sur le circuit. Il y a d’autres filles qui ont commencé plus tôt et qui sont un petit peu fatiguées. Je savoure chaque moment. J’essaie de le vivre à fond et le plus intensément que possible. Le moment que je préfère le plus c’est quand on entre sur le terrain et que voilà c’est parti. C’est comme si on entrait dans l’arène et il y a tout ce public autour qui applaudit. Qu’importe le résultat, qu’on gagne ou qu’on perde, c’est un moment qui est vraiment magique.
Thomas : As-tu des objectifs en tête pour 2008 ?
Séverine : Pour 2008, j’ai tout d’abord un objectif de classement. J’aimerais retourner au niveau que j’étais en 2006. Ensuite, j’aimerais refaire une deuxième semaine en Grand Chelem. Atteindre les huitièmes de finale, on verra bien ! Au moins faire une deuxième semaine, cela serait super. J’aimerais aussi réintégrer l’équipe de France. Il y a une rencontre dès le mois de février 2008. Je ne sais pas si je vais faire partie de l’équipe, cela dépend de mon classement. En tout cas, ce sera toutes mes motivations pour l’année prochaine.
L’entraînement Séverine : Je pense que je vais beaucoup travailler physiquement parce que j’ai perdu un peu de ma condition physique à cause des blessures et du virus que j’ai eu. Donc, ma préparation physique ce sera une clé pour l’année prochaine. Toutefois, je crois qu’on ne peut pas jouer au tennis sans jouer au tennis. Il faut être sur un terrain est frapper des balles. Je vais essayer de passer beaucoup de temps sur le court. Je vais peut être descendre de catégorie de tournoi pour jouer avec des filles un peu moins bien classées. De cette façon, je pourrais accumuler des victoires et donc de la confiance.
Thomas : Es-tu une personne qui aime s’entraîner que cela soit sur le plan technique ou en gymnase ?
Séverine : Cela ne me dérange pas du tout, car c’est quelque chose que j’apprécie. J’ai du plaisir à me dépenser. Lorsqu’un entraîneur me motive dans la bonne direction, j’aime bien.
Thomas : Dans l’entre saison, vas-tu te pencher sur tes objectifs avec ton entraîneur ?
Séverine : Oui, je prévois qu’il y aura peut être plus d’entraînements physiques que de tennis. Je vais travailler le cardio-vasculaire et la force. Ensuite, quand je me rapprocherais plus des tournois, je vais revenir sur des choses plus en vitesse et plus spécifique au tennis.
Thomas (lance à la blague) : Est-ce que tu t’attends à une longue discussion avec ton coach ?
Séverine (dit en riant) : Eh bien oui, j’ai toujours de longues discussions avec mon coach... surtout à cause que c’est mon mari. Nous parlons tout le temps de tennis. Et de longues discussions, je m’attends à cela.
Le tennis féminin Séverine : Je pense que le tennis féminin c’est vraiment amélioré. Le jeu offert peut être une attraction intéressante pour le public. Les filles ont vraiment progressé physiquement. Elles frappent plus fort dans la balle. Il y a des longs échanges ce qui n’est pas pareil chez les garçons. De plus, il y a beaucoup de sortes de jeu chez les filles. Certaines restent au fond du terrain. Pour ma part, j’essaie d’aller au filet le plus souvent possible. J’aime bien faire la différence de cette façon. Je crois aussi que la WTA essaie de rendre le tennis féminin de plus en plus agréable à regarder avec de belles joueuses qui font des efforts vestimentaires pour être jolies. Si on prend le tout, cela peut certainement donner du plaisir au public. Vrai !
|
Victoires en simple (ITF) - Gagnante à Cagnes-sur-Mer, France : 2004. - Gagnante à Sofia, Bulgarie : 2003. - Gagnante à Porto, Portugal : 2003. Victoires en double (ITF) - Gagnante avec sa partenaire française Stéphanie Cohen-Aloro à Vittel, France : 2004. - Gagnante avec sa partenaire française Amandine Dulon à Grenoble, France : 2003. - Gagnante avec sa partenaire française Amandine Dulon à Vale do Lobo, Portugal : 2002. Autres réalisations - Quart-de-finaliste à Wimbledon en 2006. - Participation à la Fed Cup avec l’équipe française : 2005 à 2007. |
||
|
Jeu - Droitière. - Revers à une main. Classement mondial - Lors de l’entrevue (en octobre 2007), elle était classée 94e au monde selon la WTA. Meilleur classement - Le 5 février 2007, elle était classée 34e au monde selon la WTA. Victoire importante - Elle a battu Patty Schnyder à Wimbledon en 2006. |
Séverine Brémond - Fiche - Site officiel |
|||